Lorsque j’ai rencontré Thomas et Manuel Boutant à un concert de musique caribéenne à Paris nous avons très vite échangé sur notre envie, en tant que jeune martiniquais, de promouvoir notre patrimoine culturel. Nous avons donc mis nos ambitions et idées en commun puis c’est tout naturellement qu’ils m’ont alors proposé de venir capter la résidence de création du

Big In Jazz Collective. La mission principale de collectif antillais étant de réaliser et d’exporter des pièces musicales uniques

et originales, à partir du répertoire de notre patrimoine.



 

Ayant toujours été fascinée par le processus de création des artistes, j’ai été ici aux premières loges pour y assister, pour capturer ces musiciens aux influences actuelles revisiter des morceaux faisant partie de leur identité. C’était là une ouverture vers un champ de possible musical inédit, un pont de sonorité entre les fondamentaux, l'ADN musical des Antilles

et la musicalité d'aujourd'hui.

 


Au vue de l’excellent contenu qui se profilait j’ai très rapidement eu l’idée de lui donner une portée télévisuelle, et d’y ajouter

ma patte en allant plus loin que la simple captation des musiciens. J’y ai vu une occasion d’également raconter l’histoire des oeuvres/auteurs réinterprétés par le groupe (tel que Marie-José Alie, Marius Cultier, Eugène Mona, Alain Jean-Marie ect..)



 

Ayant ma maison et mon père au Gros-Morne mais vivant majoritairement à Paris, les rencontres et les recherches que j’ai été emmené à faire pour ce documentaire m’ont permis de réellement me reconnecter et m’enraciner à cette culture qui est la mienne. J’ai été autant enthousiasmé par le fait de creuser mes origines que par l’idée de transmission et de, peut-être, permettre à certains de nos jeunes d’également questionner leurs identités.


Le documentaire fut diffusé en avril 2020 en prime-time sur Martinique La 1ére puis,

face à l'enthousiasme du public,fut rediffusé de nombreuses fois.

Par la suite, il remportera l'année suivante le prix du public du Festival International

du film documentaire Amazonie-Caraïbes 2021.

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PRESSE

" Ce dont témoigne le documentaire, tout en revenant sur l’histoire de la biguine, notamment le virtuose clarinettiste Stellio dont « Serpent Maigre »
figure au répertoire du Big In Jazz Collective. On refait aussi le parcours de
« Tomaline », une vieille femme qui fut le sujet d’une chanson (elle aussi au répertoire du collectif) de Marie-José Alie, que l’on retrouve micro en mains au beau milieu des sessions de répétition. Car plus qu’un film historique, il s’agit avant tout de raconter l’histoire au présent, celle de cette création qui se fait en direct. Et si les archives (photos, vidéos) ou les souvenirs jalonnent la narration, c’est toujours en lien avec cette création, dont on suit les avancées pas à pas."

[...]

« On savait qu’on allait kiffer, mais on ne savait pas comment ! »,
se souvient à la fin du documentaire Jowee Omicil. Et c’est bien cette magie de l’instant que retranscrivent ce film de cinquante minutes qui, tout en insérant des images de l’unique concert donné en guise de restitution
de cette semaine hors du temps, entrouvre des pages d’histoires sur certains des grands créateurs de la musique antillaise. 

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